Pologne – Vin chaud à Varso

Capitale polonaise, Varsovie a été élégamment surnommée la ville-phénix pour avoir réussi à renaître de ses cendres. Alors que 84% de ses bâtiments ont été détruits pendant la Seconde Guerre Mondiale, la ville su se reconstruire pour connaître une croissance spectaculaire au cours de la seconde moitié du XXè siècle. C’est donc en guise de pré-préparatifs de Noël, que nous partons à quatre nanas en escapade à Varsovie, le temps d’un week-end trois jours.

PREMIÈRES IMPRESSIONS NOCTURNES.

Nos premiers flocons de neige de la saison auront été polonais ! Nous arrivons dans la capitale en fin d’après-midi. Il fait déjà nuit et un brouillard vaporeux enveloppe la ville.

Nos premières déambulations nocturnes sont immédiatement teintées d’une étrange atmosphère… Des immeubles modernes côtoient des blocs en béton, les lumières colorées de la tour du Palais de la Culture et de la Science (que nous baptisons allègrement le mini-Empire State Building !) percent les sombres tonalités de gris, les grandes avenues sont quasiment désertes.


LE CENTRE HISTORIQUE: DES VESTIGES À LA RECONSTRUCTION.

Varsovie garde encore en mémoire les douloureuses traces de la Seconde Guerre Mondiale. Sa population s’est faite massacrée, ses bâtiments dynamités, ses oeuvres littéraires et artistiques brûlées (ou exportées en Allemagne) et, au lendemain de l’armistice, tout n’est que poussière et cendres…

Ce sont donc d’énormes travaux de reconstruction, soutenus par le nouveau régime communiste mis en place par les Soviétiques, qui sont entrepris dès le 5 novembre 1944. La Vieille Ville est le point de départ de cette titanesque entreprise et en 1953, une première phase de travaux est achevée.

On découvre aujourd’hui un ensemble de petites habitations aux couleurs chaudes et aux murs peints ou sculptés. L’arrivée dans la Vieille-Ville passe d’abord par la magnifique Place du Château Royal (Plac Zamkowy) d’où s’échappe la grande et élégante Voie Royale. Château qui, rappelons-le, fut entièrement reconstruit de 1971 à 1988. Impressionnant. On s’enfonce ensuite dans les petites rues qui débouchent rapidement sur la belle Place du Marché, la Plac Rynek. On raconte d’ailleurs que l’éthymologie de la ville, Warszawa en polonais, puise son origine dans le nom de deux personnages légendaires nommés Wars, un pêcheur, et Sawa, une sirène dont il est tombé amoureux. C’est cette sirène (syrenka en polonais) qui est représentée sur les armes de la ville et érigée en statue sur la Place Rynek.


L’EMPRUNTE SOVIÉTIQUE.

Si la Vieille-Ville évoque plus ou moins lointainement nos vieux centres historiques européens, il suffit de sortir des remparts pour être saisi par la froideur, la rigidité et l’austérité de l’empreinte soviétique.

Notre déambulation le long de la Vistule aurait pu résonner comme une balade champêtre au bord de l’eau… mais elle s’est vite avérée assez « froide »… dans tous les sens du terme !

Varsovie, c’est aussi ces passages souterrains aux murs épais et bétonnés, ces bâtiments construits à la règle et à l’équerre qui ne laissent aucune place aux courbes ou à la fluidité.


C’EST DANS L’ASSIETTE !

Enfin, petite touche gourmande pour conclure cette escapade polonaise avec les fameux pierogi, sorte de raviolis farcis à la viande (boeuf…), aux légumes (épinard, chou, champignons, pommes-de-terre…) et au fromage. Ils peuvent être servis avec une soupe de betteraves, de champignons, de tomates ou de chou. La galette de pommes-de-terre farcie à la viande et aux légumes (sorte de pancakes salés) est également délicieuse !

Note à tous les gros estomacs; la cuisine polonaise m’a permis de comprendre, à travers son vécu et son expérience unique, ce que l’adjectif « roboratif » voulait dire… Je vous garantis qu’on ne ressort pas la faim au ventre quand on a fini son assiette (enfin, quand on y arrive !).

 

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